Sep 16

Plage de rentrée…

Septembre.
Lundi matin.
Il ne fait pas chaud, les vitres sont couvertes de buée. L’été semble déjà parti, envolé, passé en un éclair, évaporé alors que l’hiver précédent vous a semblé interminable. Pourquoi donc un tel déséquilibre, un été si bref, un hiver si long qui nous prends déjà dans ses griffes ? L’automne, l’hiver. Le gris. La lumière pâle. Cette lumière qui n’est déjà plus photogénique. La pluie. Le froid. Il vous semble totalement inconcevable qu’il faille déjà s’y replonger. Déjà ! Et pourtant.

Vous êtes rentré de vacances il y a deux jours et vous marchez d’un pas lent sous le ciel triste, les yeux baissés vers le trottoir sur lequel les premières feuilles mortes commencent à danser. Vos pas vous ramènent inexorablement vers votre bureau , votre atelier, votre boulot. Ce fichu boulot, qui vous enchaîne parce qu’il faut bien vivre.
Fébrile, vous vous demandez ce qui vous attends. Quel lot de mauvaises nouvelles et autres ennuis ont bien pu s’entasser sur votre bureau durant votre absence. La quantité de mails à lire, porteurs de joyeusetés diverses.
Votre seule source d’évasion est votre mémoire. Vous pensez à ce temps pas si lointain où vous marchiez sur le sable, sans chemise, sans cravate, sans costume, sans blouse; sous le soleil blanc illuminant le bleu profond du ciel, les cheveux au vent, humant l’air chargé des embruns de l’atlantique, écoutant le grondement des vagues. Vos sens ont gardé tous les souvenirs de votre ressenti à ce moment-là. Cette sensation de liberté, ce moment précis où les obligations professionnelles vous semblaient tellement loin, tellement inexistantes, tellement futiles.

Vous non plus vous n’avez pas envie de rentrer. Comme je vous comprends.
C’est septembre mais on s’en fiche après tout : oubliez-moi ces dossiers, je vous ramène à la plage. Vous avez de la chance : En septembre, il y a beaucoup moins de monde !

1/ Vous êtes à la pointe du Cap-Ferret. Vous marchez le long du sentier du littoral. A l’odeur des pins se mélange celle du sable chaud. Au loin se dessine la Dune du Pyla, gardienne de l’entrée du Bassin d’Arcachon.

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4/ Les pins laissent place à une végétation plus rase et le sentier se couvre de planches pour marcher dans un sable de plus en plus abondant :

5/ Une fois escaladé la petite colline, l’océan s’offre à vous, immense :

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9/ L’avantage de la plage en septembre, c’est que le soleil est encore généreux mais on est vraiment pas embêté par la foule.

10/ Mais alors, vraiment pas du tout.

11/ Même les vieux bunkers se la « coulent douce… France ».

12/ Désert… je vous le dit. Toute la place pour poser votre serviette où bon vous semble.

13/ Il est temps de rentrer à présent… De revenir sur vos pas, ces fameux pas qui vous ont fait passer du sable blanc avec les petits coquillages… Au trottoir gris orné de feuilles mortes dont je parlais au début.

14/ Mais d’ici l’an prochain, vous pourrez prendre le temps de réfléchir ou de rêver… A vous acheter un bateau par exemple. Un petit voilier pour vous évader…

15/ En tous cas, une chose est certaine : Vous reviendrez !

Je vous souhaite une bonne rentrée.

Toute la série au GH2 + Lumix 14-140mm.