Mai 06

Série : les Macroteux.

Bonjour à tous,

Il fait beau, il fait chaud, que fait-on comme photo ? De la macro !

Et oui, dès que le soleil et le printemps se retrouvent ensemble pour nous offrir une météo digne de ce nom, des photographes d’un genre particulier envahissent nos buissons, pelouses et autres forêts : les macroteux.

Couchés dans l’herbe ou planqués au milieu des fougères, Les macroteux aiment voir en grand ce que la plupart d’entre nous voient tout petit. Voire ne voient même pas du tout.
Paparazzis de la Nature à petite échelle, les macroteux aiment à savoir comment la mouche s’est peignée ce matin, comment l’abeille a t-elle assortie ses rayures à ses beaux yeux rieurs, comment la fourmi s’est-elle équipée pour ramener la nourriture au nid.

Mais comment fait donc le macroteux pour nous ramener de si belles images ? Revue de détails.

1/ Tout d’abord le macroteux s’équipe. Voici son arme de prédilection : le réflex (ou mieux : un hybride. Faut pas déconner non plus !) avec monté dessus un objectif marqué « macro ». Cela signifie que le macroteux va pouvoir regarder la fourmi les yeux dans les yeux avec son caillou, et lui conter fleurette. Ou pas.

2/ Ensuite, le macroteux éclaire. Parce que pour bien savoir si la chenille s’est fait les ongles ce matin, il faut de la lumière en pagaille. Si vous n’avez pas de flash, une torche de bricolage fera l’affaire. Ci-dessous, un macroteux à l’affut, l’index fébrile et l’œil aux aguets, équipé d’une torche de 1800 Watts.

3/ Parfois le macroteux appâte. Car en effet, l’insecte tant convoité n’est pas toujours au rendez-vous. Il parait que le méthode au petit-beurre marche bien : les bestioles aiment le sucre. Petit, petit !

4/ Le macroteux est amateur de matériel. Il aime les bagues-allonges, les bonnettes, les tubes, les super-zooms. Il visse, fixe, encliquète, attache. Tant qu’il n’a pas de crampes, il peut supporter un appareil aussi long que son bras, lui permettant d’observer la couleur des yeux de la fourmi dont je parlais un peu plus haut.

5/ Un des points essentiels, si ce n’est même le plus important pour réussir la photo macro, est la discrétion. Ne pas trop se montrer. Faire dans le furtif, le léger, le secret. ne pas se trahir. Détourner les yeux si l’araignée vous regarde fixement et prendre un air détaché. Le mieux est de se fondre dans la masse.

6/ Enfin, lorsque le macroteux est parvenu à capturer l’insecte de ses rêves, c’est la libération, l’émotion, l’enthousiasme : les larmes montent aux yeux… de joie ! (et non pas d’être resté collé trop longtemps au viseur, allons !)

Voilà, peut-être ce petit reportage vous aura-t-il donné envie de vous mettre à la macro… Ou pas !

En attendant, voici les coulisses techniques de ce petit documentaire : Un GH2 et son Leica 25mm f1.4 monté sur un trépied, ouverture à f1.4, retardateur à 10 secondes, et vôtre Serviteur qui est allé rechercher son vieux Pentax dans le placard. Traitement Ligthroom. Qu’est-ce qui faut pas faire !

Mai 01

Solexine

Une petite réserve de carburant supplémentaire n’est pas un luxe pour cette Mobylette Motoconfort AU32 de 1954.
La Solexine, mélange 2-temps pour VeloSoleX pouvait tout aussi bien servir pour d’autres marques de cyclomoteurs.
En fait c’était de l’essence « sans plomb » (et oui, déjà ! On a rien inventé…) justement dosée en huile pour diminuer le calaminage et espacer le fastidieux nettoyage sur ces moteurs aux lumières minuscules.
Les accessoiristes de l’époque ont imaginé toutes sortes de nourrices et bidons pour augmenter le rayon d’action des cyclos. Le plus répandu était le bidon de carburant (solexine ou autre !) attaché à la fourche avant par un support spécial.

Lumix GH2 + Leica 25mm, 1/160ème, 640ISO, f1,4. Traitement « a l’ancienne ».

Avr 19

Dernières traces

Avec les températures qui remontent en flèche, la neige Pyrénéenne fond à vitesse grand V. Dernières traces des amateurs de ski à la station du Hautacam… Au GH2 + Leica Summilux 25mm f1.4

 

Avr 08

Les 6 Heures de Tarbes 2013 – Solex Inside !

Bonjour à tous,
Ils sont de retour mais je sais que vous les attendez avec impatience chaque année

Avril est le mois de mon « grand reportage » pendant lequel je peux lier deux de mes passions : la photo et le solex !

Ceux qui me suivent connaissent ma passion pour ce mythique deux-roues dont j’ai la chance de posséder un exemplaire datant des années 70 et qui me balade dans la campagne dès que les beaux jours reviennent, lorsque je ne vais pas en bourse d’échange rechercher des accessoires d’époque pour l’améliorer un petit peu plus chaque année. Voire éventuellement en acheter un second si je tombe sur un modèle rare !


Mon S3800 prends la pose sous l’œil du 20mm f1.7

Cela fait donc des années que je ne rate jamais la mythique course de Solex des 6 heures de Tarbes et quatre ans que je vous « régale » (mais si, mais si ) ici d’un grand reportage sur le sujet Wink

Petit rappel pour ceux qui connaissent et découverte pour ceux qui ne connaissent pas, voici mes reportages sur les éditions précédentes :

Les 6h de Tarbes 2010 (et un peu de 2009) => http://www.distancesfocales.com/galerie/index.php?/category/3
Les 6h de Tarbes 2011  => http://www.distancesfocales.com/galerie/index.php?/category/28
Les 6h de Tarbes 2012 (Avec film) => http://www.distancesfocales.com/galerie/index.php?/category/42

Tradition respectée, tradition perpétuée, je vous propose donc de retrouver pour la quatrième année consécutive les Solex délirants des 6 heures de Tarbes, 35ème édition pour cette mythique course d’endurance bigourdane d’engins à galet, organisée comme toujours par l’ENIT et qui s’est déroulée le dimanche 31 mars dernier au quartier du Centre Kennedy à Tarbes.

Les règles sont fort simples : Tout repose sur l’endurance. Il faut faire le maximum de tours du circuit en 6 heures. Les solex sont du type 5000, 3800, 3300, 2200, 1700, avec bien sûr moteur à l’avant et entraînement par galet. La cylindrée maximum est de 50cc.
Sur le circuit courent côte à côte 3 catégories :
– Origine : ce sont des solex d’origine avec possibilité de changer l’allumage et de mettre un gicleur réglable. L’aspect du solex doit être celui d’un solex d’origine.
– Proto : dans cette catégorie, on peut tout changer hormis la poutre principale, la colonne de direction et le Té de fourche. Le cylindre est d’origine mais peut être modifié et le carburateur est de diamètre 19 maximum. Enfin, les pédales sont interdites.
– Super Proto : un super proto a les mêmes caractéristiques que le proto, mise à part que le cylindre est libre et le carburateur de diamètre illimité.

Même la météo a respecté la tradition, puisque après l’exceptionnel ciel bleu et la chaleur de l’édition 2012, c’est sous un plus habituel ciel gris, bien plombé et humide, qu’a été donné le départ de cette édition 2013. J’ai connu des départs pires que celui-là, carrément sous la flotte, mais en tout cas le plus souvent c’est gris en cette période Wink. Heureusement les conditions de course se sont améliorées dans le courant de la journée et le soleil a réchauffé les coureurs dans l’après-midi.

Encore une innovation pour l’édition 2013 histoire de ne pas vous lasser et revoir des images qui se ressemblent un peu, j’ai décidé cette année de privilégier la vidéo au détriment de la photo. Je me suis donc retrouvé au final avec moins d’une dizaine de photos, mais avec un gros paquet de rush à trier, découper et assembler pour vous donner un aperçu de l’ambiance de la course.

Il en ressort un petit film qui vous permettra d’être dans les stands et au bord de la piste durant quelques minutes et vous donnera une idée de l’épreuve, avec le son des moteurs mais aussi un petit peu de musique pour accompagner tout cela. Il ne vous manquera que la délicieuse odeur d’huile deux-temps.

Côté technique, j’ai filmé avec le GH2 + le 14-140mm, en HBR 1080p25 et le film mode « cinéma ». J’étais en priorité vitesse, calé à 1/50ème et Iso Auto. Sur l’objo, j’ai monté un filtre ND variable afin de diminuer la lumière pour pouvoir rester en permanence à 1/50ème, vitesse d’obturation recommandée pour les tournages en 24 ou 25p. Le son d’ambiance a été capté avec les micros internes du GH2.
Le tout a été monté sous Sony Vegas.

Bon assez parlé, il est temps de visionner ! Let’s go :

Visible en HD ici : http://vimeo.com/63552477

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